L'homme moderne a renoncé à toute grandeur et n'aspire plus qu'à vivre confortablement, le plus longtemps possible. Il est semblable à un puceron hédoniste, il a en aversion le danger et la maladie. Il poursuit un bonheur mesquin et étriqué. La société de consommation l'asservit aux petits plaisirs, il voue un culte aux loisirs, et à une retraite le plus tôt possible. Il s'agit d'anesthésier la vie plutôt que de la vivre. Aussi ne faut-il pas s'étonner si la plupart des hommes d'aujourd'hui se liquéfient face à la plus infime épreuve.

Michèle Cocchi - Jacques Vigne
L'envol vers la liberté d'être
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